Les distinctions dans le Judo

« NE   PAS   SOLLICITER   UNE   DISTINCTION »
« NE   PAS   LA   REFUSER »
« NE PAS EN FAIRE ETAT »

Nombreux sont ceux qui ont entendu ces trois conseils de sage, prononcés par Octave Navarro, quand il officiait d’abord comme Président du Comité du Tarn de Judo, ensuite, comme responsable de la Commission Culture Judo, toujours au sein de notre Comité.

Le problème dans notre département n’est certes pas la ruée sur les distinctions. Si certains responsables n’avaient pas voulu rechercher des éventuels récipiendaires méritants, le Tarn serait le parent pauvre de la Ligue. Cette phrase d’Octave fait alors très plaisir quand lui d’abord, et ensuite ses successeurs, Bernard Alibert, et maintenant Bertrand Escande, tous les trois viennent voir chaque Président de club pour demander, voire proposer des noms afin que chacun puisse recevoir la reconnaissance officielle qu’il mérite, et ce, souvent depuis longtemps.

Evidemment, on pourrait se poser la question : 

« A quoi bon ?».

Le fait de recevoir une distinction a un double but. D’abord, reconnaître le mérite d’une personne durant un mandat, ou une fonction particulière, La seconde est de faire savoir le service apporté à une communauté, et ainsi de mettre en évidence l’homme et l’action réalisée. A partir de là, on découvre qu’une action effectuée au service du plus grand nombre est reconnue devant tous. Ainsi on crée le désir d’agir sans courir le risque de rester un quidam ignoré de tous. L’oubli ou l’indifférence sont les pires impressions que ressent celui qui œuvre pour les autres. Le besoin de reconnaissance est normal. C’est une réaction naturelle de fierté, qualité sans commune mesure avec l’orgueil ou tout problème sans intérêt d’ego. Cela devient une valeur d’exemple,

Les personnes dont les noms vont apparaître ont donné du temps, des efforts et souvent beaucoup de sacrifices pour l’Association mazamétaine, mais aussi, à l’appel des responsables du Judo tarnais, ils ont souvent apporté leur aide au service du Comité du Tarn de Judo, voire de la Ligue. C’est vrai que cela crée toujours beaucoup de plaisirs, de désirs, sur un plan personnel, mais aussi c’est un témoignage de générosité envers les autres, ne serait-ce que par amitié.

Le club mazamétain, né en 1951, et déclaré officiellement en 1952, commémore en 2022 ses 70 ans de vie.

Durant 11 ans en tant que Président, et membre actif de son club jusqu’à son décès en 1998, ce n’est qu’en 1973, qu’enfin une première distinction sera décernée au fondateur du Judo Club Mazamétain, Monsieur André Adam, avec la Médaille de Bronze de la Jeunesse et des Sports. Durant les premiers 11ans, André Adam aura beaucoup donné, sur ses deniers, pour l’équipement et la bonne marche de l’Association, et rien reçu en retour. 10 années plus tard, en 1983, il reçoit la Médaille d’Argent. En 1994, la Médaille de Bronze de la Fédération, et enfin la Médaille d’Or de la Jeunesse et des Sports en 1997,

Son successeur, Roger Olazabal œuvrera au sein du club et auprès des instances départementales pendant 30 ans et ceci, dès 1963. Lui aussi attendra 21 ans pour recevoir en 1984 la Médaille de Bronze de la Jeunesse et des Sports, les Palmes de Bronze de la Fédération en 1996, et la Médaille d’Argent de la Jeunesse et des Sports en 1997.

Mais, justice lui sera vraiment rendue plus tard. Nul n’ayant oublié tout ce qu’il avait représenté auprès de ses pairs, du département ou de la Ligue, la FFJDA en 2021 lui a décerné lors d’une cérémonie solennelle, en présence de plusieurs personnalités civiles et sportives, et de nombreux anciens, les Palmes d’Or de la Fédération, à la demande appuyée du Comité du Tarn, avec l’aide très motivée de l’Association mazamétaine.

Jean Luc Llobregat à peine licencié au tout début des années 90, participera activement à la bonne marche du club. Secrétaire adjoint, puis trésorier, il ira aussi officier pour le département au sein du Comité du Tarn. Un parcours de 30 pour le club, plus de 20 ans pour le département. Nos destins étant très parallèles, nous aurons tous les deux un retour de reconnaissance quasiment identique. En 2003, nous recevrons presque simultanément la Médaille de Bronze de la FFJDA. Puis, en 2013 pour moi, et en 2014 pour lui, viendra la Médaille d’Argent.

Enfin la Médaille de Bronze de la Jeunesse et des Sports nous sera décernée en 2011 pour Jean Luc, et en 2017 pour moi.

Photo extraite de La Dépêche

Le Trophée des Sports du Conseil départemental du Tarn me sera remis en 2016.

Deux autres membres de l’Association seront reconnus :

Pierre Desmoulin se verra remettre en 2003 la lettre de félicitations fédérale pour son travail au secrétariat t son grand dévouement, durant de longues années.

 Grégory Staffoni enseignant principal, en lice depuis 2008, sera mis à l’honneur en 2019 avec les Palmes de Bronze de la Fédération. Signalons au passage qu’il aura été un des tout derniers bénéficiaires des Palmes de la Fédération. Elles ne font plus partie des distinctions dorénavant attribuées aux enseignants,

Le judo club de Mazamet recevra le Trophée du Comité du Tarn en 2012.

Quand on fait le bilan de toutes ces distinctions, on a l’impression que c’est beaucoup, Or, il faut remarquer que la plus grande partie a été réalisée depuis les années 1990. Beaucoup de personnes auraient mérité de nous rejoindre, Mais leur départ trop rapide les aura empêchées d’être mises en exergue comme elles l’auraient largement mérité. Prochainement, nous ferons le nécessaire pour les rappeler dans nos souvenirs, En revanche il y a parmi nous des responsables en activité, qui n’ont pas encore été primés. Nous ne les oublions pas, Nous sommes tout simplement limités par les usages, les obligations et les délais nécessaires pour arriver au moment, où, pour la FFJDA, ces distinctions peuvent être demandées.

On n’a jamais sollicité personnellement, mais réclamé pour les autres. 

 On n’a jamais refusé, car toutes ont été méritées. 

On en a fait état, en revanche.  Mais c’est pour assurer à tous ces récipiendaires de qualité, une notoriété reconnue, alors que le silence les aurait éloignés peu à peu de l’esprit et du cœur de ceux qui leur doivent beaucoup.

Ce n’est que justice de remettre au premier rang ces pionniers, André Adam, Roger Olazabal, sans lesquels le Judo ne serait peut-être pas ce qu’il est devenu à Mazamet, et avec d’autres André, d’autres Roger, reconnaître la part inoubliable que toutes ces personnalités ont apporté dès le début au Judo français, devenu avec le temps, notamment grâce à eux, un des géants, dans cette discipline, dans le monde.

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